La collaboration entre Louve Papillon et le Bioparc Genève

Dans sa perpétuelle quête d’actions à mener en faveur de la cause animale et environnementale, toujours plus soucieuse de porter, et supporter, des projets ambitieux et nécessaires, l’équipe Louve Papillon a décidé d’accorder son soutien à une association supplémentaire : le Bioparc Genève. Déjà très active auprès de nombreuses associations étrangères (défendant des animaux sauvages et domestiques) et suisses (défendant des animaux domestiques uniquement), l’entreprise se devait de collaborer avec une association locale suisse, veillant à la sauvegarde de la faune indigène et exotique.

La naissance du projet

Ce projet est né d’une relation professionnelle, devenue amicale par la suite, entre Christina Meissner (Biologiste, vice-présidente de la fondation Bioparc, présidente et fondatrice de SOS hérissons Genève, et députée au Grand Conseil genevois) et moi-même (Hélène) (Assistante de direction secteur commercial chez Louve Papillon, diplômée d’un Master en sciences environnementale spécialisation biodiversité). A l’époque, lors de mes études en Bachelor universitaire en sciences de l’environnement, je cherchais un moyen utile de passer mes congés d’été, alliant bénévolat et expérience professionnelle. Je contacte alors Christina, et lui propose mes services au centre de soins SOS Hérissons durant l’été, afin qu’elle prenne quelques vacances bien méritées. Dès notre rencontre, la magie qui lie entre elles toutes les personnes impliquées dans la cause animale opère. S'ensuivront deux étés consécutifs pendant lesquels nous vivrons de nombreuses émotions : joie de relâcher un hérisson dans la nature, tristesse de ne parvenir à en sauver un, colère face à certains comportements humains néfastes, excitation face aux nouveaux projets à conduire, satisfaction pour ceux que nous menons à terme…Quelques années plus tard, fraichement diplômée de mon Master universitaire, Christina me fait part de ce qui n’était à l’époque que les prémices d’un ambitieux projet : Le Bioparc Genève. Je me promets alors qu’un jour, je trouverai un moyen d’y contribuer également.

Christina Meissner, fondatrice de SOS hérissons, députée au grand conseil, cette femme politique est très active dans le canton genevois en faveur de la protection de la biodiversité. Source: La Tribune de Genève

Quelques mois plus tard, alors que je suis engagée chez Louve Papillon, Magali (fondatrice et directrice de l'entreprise, grande amoureuse des animaux) me confie la mission d’établir un planning de nos ateliers solidaires. Les ateliers que nous dispensons les weekends deviennent alors totalement bénévoles, et les fonds récoltés sont en totalité reversés à diverses associations de défense animale. Il s’agit pour moi de l’occasion rêvée de discuter du projet Bioparc avec Magali, qui accueille celui-ci avec enthousiasme et confiance. La somme de 555.- est ainsi attribuée au Parc en guise de premier soutien financier, et notre visite est à présent fixée au 16 avril. Je trépigne d’impatience à l’idée d’une rencontre entre ces deux femmes d’exception, Magali et Christina, qui, par leurs forts caractères ambitieux, indépendants et proactifs, m’inspirent pour mon début de carrière.

Post instagram de @louvepapillon sur le don du Bioparc

Notre venue au parc

Accompagnées de Patrick, l’époux de Magali, muni de son appareil photo professionnel, et bien décidé à immortaliser ces souvenirs uniques, ainsi que de Rodolphe et Théodore (leurs enfants), nous prenons la route dans une ambiance rappelant un départ en vacances, direction Genève. Pour Magali, la visite de ce parc est une fabuleuse opportunité de mettre en pratique des actions concrètes calquées sur ses convictions, sans en oublier son rôle de maman, et son souhait de mener dans la vie deux garçons qui seront, très jeunes, sensibilisés à cette cause. Le parc est bien caché, derrière un épais rideau de majestueux arbres, garantissant une tranquillité certaine à ses habitants, pourtant établis dans un canton bien connu pour sa densité urbaine. Le sinueux chemin menant au centre nous imprègne d’emblée dans une ambiance calme et tranquille, les cris des Psittacidés (perruches et perroquets) guident nos pas jusqu’à la bâtisse principale. Dès notre arrivée, Christina et Tobias (Docteur vétérinaire et directeur du parc), nous font un accueil extrêmement chaleureux et nous racontent l’histoire du parc.

Le parc est situé à Bellevue, un peu en retrait du centre ville, offrant ainsi aux animaux un lieu approprié à leurs besoins écologiques.

Un demi siècle d'amour pour les animaux

Le Bioparc, anciennement connu sous l’appellation « Parc Challandes » du nom de son fondateur Pierre Challandes naît de l’acquisition initiale de volières en 1974 par cet amoureux des animaux, auxquelles viendront s’ajouter, par la suite, de nombreux enclos. Non, ce parc n’est pas un zoo ordinaire, Monsieur Challandes a consacré sa vie entière à offrir un refuge, à tous les animaux sauvages ne pouvant être remis en liberté à cause de leur trop fort attachement à l’humain.

"Tout animal doit rester libre, mais l’homme est responsable de tout animal qu’il a apprivoisé ou qui a perdu la possibilité de vivre libre." (Pierre Challandes).

Photo datant de 1988: Pierre Challandes accueille une lionne au Parc. 

Cette institution zoologique unique au service de la biodiversité compte actuellement 250 animaux (sauvages, domestiques, indigènes et exotiques) provenant de saisies de cirques, zoos, ou de propriétaires privés (pour maltraitance notamment). Les animaux sauvages indigènes sont les seuls à pouvoir être remis en liberté, après être passés entre les mains expérimentées des vétérinaires du centre. Les moins chanceux d’entre eux, qui gardent un handicap (animaux aveugles, problème moteur etc…), resteront au centre et couleront, malgré tout, des jours paisibles, baignés dans l’affection des soigneurs et des visiteurs.

La visite du parc

L'intelligence des perroquets

Tobias entame sa visite par la présentation de la mascotte du parc, un magnifique cacatoès à huppe jaune de 58 ans du nom de Aldo. Cet étonnant volatile se délecte de nos timides caresses et fait le pitre. La complicité entre Tobias et lui nous saute aux yeux, il apparait clairement que ce perroquet est très demandeur en attention humaine, ce que le jeune vétérinaire nous confirme.

Tobias laisse Aldo en liberté à l'entrée du parc, à côté de sa petite mangeoire, afin que les visiteurs puissent lui témoigner intérêt et affection.

La domestication de cet intelligent animal est désormais irréversible, la seule chose à faire étant donc de lui offrir la meilleure vie possible, riche en contacts et interactions sociales. En effet, les perroquets sont particulièrement célèbres pour leurs capacités cognitives élevées et leurs facilités d’apprivoisement, qui leur ont valu, en plus de leur apparence enchanteresse, d’être ainsi capturés et commercialisés comme animaux de compagnie. Les perroquets ont bien souvent fait l’objet d’études scientifiques, dont beaucoup ont démontré leur vie sociale riche, articulée autour de codes sociétaux complexes (Athan & al., 2000). Le Docteur Nicolas Giret explique, dans sa thèse « Communication référentielle chez le perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus) » la manière dont ces derniers se parlent et échangent en utilisant la communication référentielle qui est « la capacité de véhiculer des informations sur des objets et/ou événements de l'environnement » (Giret, 2008).

La cistude d’Europe, en danger critique d’extinction

Après cette « mise en bouche » la visite se poursuit devant les volières des Psittacidés, qui semblent s’amuser de nous frustrer en ne disant « Bonjour ! » que lorsque nous nous éloignons d’eux. Une rapide halte devant un petit étang nous permet d’entrapercevoir la cistude du centre nommée « Sauvage », faisant partie du programme de conservation Wonder Fauna fondé en 2019 entre Kelsa Photographie (Samantha Keller) et le Bioparc (Tobia Blaha).  

Difficile entrapercevoir la petite tortue parmi les têtes de grenouilles, mais l'œil de lynx de Tobias lui permet de la repérer en quelques secondes et de nous la montrer!

« Wonder Fauna est un programme pluridisciplinaire de sensibilisation à la conservation de la faune locale et par extension de l’environnement. L’objectif de ce projet est également de promouvoir des actions pratiques de conservation. Ce programme prend place au Bioparc Genève et a été initié en collaboration avec Dr Tobias Blaha, vétérinaire et directeur du Bioparc Genève. Il est composé de l’établissement d’un centre de soins au Bioparc, dédié à la faune locale et d’activités éducatives de conservation (ateliers pratiques, conférences avec des spécialistes) initiés par le Dr Tobias Blaha, ainsi que d’un magazine et des articles sur la faune locale que j’ai rédigé » (Samantha Keller, 2019).

Le plan national de protection de la Cistude d'Europe (Emys orbicularis) est justifié par son statut CR « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge des reptiles menacés en Suisse. De plus, elle est « le seul chélonien indigène que l'on peut trouver naturellement en Suisse » comme nous le rappelle le KARCH (Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse). Ainsi, les lignes directrices du Karch pour la conservation de la cistude d’Europe se définissent en 2 principaux points : Conservation des sites existants et renforcement des populations (projets de réintroduction), impliquant leur suivi et une communication active, ce que le Bioparc suit avec ferveur.

Le héros de "Rio"

Lors de l’annonce de Tobias, nous expliquant que nous allons avoir le privilège de pénétrer dans la volière des aras, même nos masques ne parviennent à cacher nos larges sourires. Tous munis de cacahuètes, nous faisons la queue pour distribuer ces délicieux arachides à ces somptueux oiseaux. Malgré l’appréhension d’approcher nos doigts de ces puissants becs affutés (d’une pression de 15kg/cm2), la délicatesse des perroquets nous rassure et nous nous prêtons au jeu avec enthousiasme. Blue, un magnifique Ara Hyacinthe (Anodorhynchus hyacinthinus), d’un plumage bleu cobalt vient réclamer son dû. Cette espèce célèbre incarne le héros du dessin animé pour enfant « Rio » , il est le plus grand perroquet du monde.

Blue, une des stars du Bioparc Genève, espèce tristement menacée par les activités humaines impactant son environnement naturel

Nous n’en avions jamais vu de semblable, sa grande beauté lui a attirer les pires comportements avides de l’humain : commerce, chasse, braconnage, réduisant leur population de 100 000 à moins de 2000 en seulement quelques décennies. L’élevage bovin est le principal facteur de la destruction de leur environnement naturel, le Pantanal, qui est une écorégion terrestre d'Amérique du Sud appartenant au biome des prairies et savanes inondées. Comme le révèle l’enquête choc de Greenpeace, la Suisse joue très clairement un rôle dans la disparition de cette région, si riche en biodiversité, par l’importation de soja brésilien, servant de fourrage pour les animaux de rente (Greenpeace, 2021).

Nous ne savons plus ou donner de la tête, c'est un festival de couleurs et un spectacle incomparable pour les yeux.

Les ambassadeurs de la biodiversité du Grand-genevois

Rappelez-vous : apercevoir un hérisson en plein jour n’est jamais un bon signe pour ce dernier, c’est d’ailleurs l’une des premières phrases qui sautent aux yeux lorsqu’on clique sur le site du centre de soins SOS Hérisson de Christina « Hérisson en plein jour = il a froid ! ». Cette indication m’avait déjà terriblement marquée, à l’époque, alors qu’elle m’avait confié la rédaction de rubriques dans son site internet, et son optimisation. Mais alors, quel est donc ce petit hérisson (ou, devrais-je dire hérissonne) qui gambade ainsi dans son enclos en plein jour ? C’est Jodie ! Récupérée et soignée par Christina presque un an jour pour jour avant notre visite, la boule de piquants, désormais aveugle, a trouvé refuge au Bioparc. Naturellement, l’objectif du centre de soin SOS hérissons est de relâcher dans la nature les animaux soignés, mais, je me souviens que cette question nous turlupinait déjà à l’époque ou je travaillais avec Christina : « Que faire des hérissons handicapés qui ne pourront jamais être relâchés ? ». La solution est ainsi toute trouvée, et nos petits ambassadeurs de la biodiversité, comme nous nous plaisions à les appeler, peuvent continuer à jouer leur rôle de sensibilisation du grand public, tout en vivant dans un espace totalement adapté à leurs besoins. Ils disposent même de petits bungalows individuels, le GRAND luxe !

Jodie après son bain, lors de son séjour entre les mains expertes de Christina (source: Site de SOS hérissons, photo prise par Christina).

Les cousins ratons acrobates

A nouveau, dans sa volonté de rendre notre visite au Bioparc réellement inoubliable et unique, Tobias nous fait pénétrer dans l’enclos des ratons. Véritables petits acrobates, ces boules de poils au masque de voleurs sont d’une grande agilité malgré leur air un peu gauche et leur ventre dodu. Ils se suspendent au plafond et aux branches des arbres, qui plient sous leur poids, dans nos éclats de rire. Le raton laveur est tristement qualifié d’espèce « nuisible » ou « envahissante » par son impact négatif sur les autres espèces. Ce petit mammifère est de nouveau présent en Suisse depuis 1976, mais son observation reste très sporadique. Les individus répertoriés par WebFaune, et retranscrits de manière cartographique par le CSCF (Centre suisse de Cartographie de la Faune), ont été relâchés intentionnellement à des fins de chasse (autorisée toute l’année), ou se sont échappés de fermes à fourrure. Son observation récente sur les rives de la Grande Cariçaie, par piégeage photo, n’est pas très surprenante, puisque la réserve naturelle est un véritable réservoir de biodiversité et un lieu de niché privilégié pour les oiseaux. Toutefois, la réserve n’a pas d’avis arrêté sur ce mammifère : « Son impact sur la faune indigène n’est pas clair, mais comme toute espèce nouvellement apparue, il ne possède pas de niche écologique propre et entre forcément en compétition avec des espèces locales » (Grande Cariçaie, 2020).

Le petit raton laveur dort tranquillement dans sa cabane. Son environnement naturel est très bien reproduit pour qu'il se sente à l'aise et apaisé.

Ces ratons laveurs partagent leur enclos avec leurs cousins exotiques : Les ratons crabier (ou chiens crabier), originaire d’Amérique du Sud. Deux individus de cette espèce, de la famille des procyonidés se tiennent donc compagnie et tous cohabitent dans la bonne entente.

Le raton crabier, cousin exotique du raton laveur (Photo: Nikko Shashin)

Les adorateurs du soleil

A mon sens, s’il y a une expérience qui nous marquera un peu plus que toutes les autres durant cette merveilleuse visite, est notre contact avec les lémuriens de Madagascar. Qualifiés "d’attraction reine" par les touristes visitant cette luxuriante île, ils sont sans nul doute des petites créatures pacifiques et enjouées, qui méritent notre plus grande protection. Munis de bananes bien mûres, pêché mignon des lémuriens, nous entrons dans leur vaste enceinte avec euphorie. Apercevant Tobias en tête de fil, ces derniers se précipitent pour lui extirper un morceau de fruit avant de remarquer que nos mains en sont également pleines. Leur agilité est déconcertante, ils sautent de branches en branches, utilisent nos épaules comme plateformes de rebond, et nos bras comme balanciers. Malins comme leurs ancêtres les singes, ils nous ouvrent les mains en espérant y découvrir un morceau de banane oublié et, par dépit, nous lèchent les mains pour n’en perdre aucune miette.

A gauche, le petit lémurien se lèche les doigts avec un regard très satisfait! A droite, Magali, notre directrice et amoureuse des animaux tente un selfie avec son ami du jour qui prend la pause!

A gauche: Théodore, le jeune fils de Magali, semble marcher dans les pas de sa maman, très sensible à ces animaux. A droite, ce petit lémurien est bien décidé à revoir ma coiffure ...

Belle, une petite femelle très sociable car nourrie au biberon par Tobias étant bébé est particulièrement proche de lui, leur relation est vraiment attendrissante à voir. Elle semble avoir beaucoup de peine à quitter son bras et se laisse volontiers caresser. Soudain, dans le tumulte que suscite notre présence dans l’enclos, Tobias nous montre un petit tableau si paisible, hors du temps : Une femelle, un peu en retrait, tient sur son ventre un nouveau-né de la taille de notre main, un espoir de sauvegarde de cette espèce. En effet, le Bio Parc soutient un programme de réintroduction des lémuriens à Madagascar, ou leur population est tristement décimée.

A gauche, la famille lémuriens avec leur nouveau né. A droite, Belle se cramponne à Tobias pendant que Christina nous explique le programme de réintroduction du Bioparc à Madagascar.

Sur les 100 espèces de lémuriens vivantes à ce jour, 22 sont en danger critique d’extinction, 48 sont en danger, 20 sont vulnérables et 3 sont quasi-menacées, selon les critères de l’UICN. Comme le rappelle le WWF « L’arrivée à Madagascar des premiers êtres humains, il y a deux mille ans, a marqué le début de la destruction de l’environnement. Depuis, l'habitat des lémuriens disparaît : les forêts, qui couvraient à l’origine la grande majorité du territoire, ne représentent plus que 20% de la superficie de l’île ».

La protection de ces espèces et de leur environnement naturel a encore plus de sens lorsqu’on sait que ces mammifères sont endémiques de l’île de Madagascar, et qu’on ne les retrouve nulle part ailleurs dans le monde. Cette exclusivité s’explique par le détachement de l’île de Madagascar du continent africain il y a 160 millions d’années. Cet isolement a donné suite à de fabuleuses évolutions, et à une grande diversité d’espèces découlant initialement des primates prosimiens. (WWF).

Les forêts de Madagascar diminuent à vue d'œil (Source : CIRA)

Déjà fortement positionnée sur la question, l’entreprise Louve Papillon et moi-même avons décidé de mener un travail de fond concernant le sourcing de nos huiles essentielles, afin d’en exclure toute provenance nuisant à l’environnement naturel de ces espèces.

Petite halte dans le "désert" à la rencontre des chameaux médiateurs

La suite de notre visite se poursuit dans des enclos rappelant les déserts australiens, ces derniers donnent un petit air exotique très dépaysant à notre journée. L’espace d’un instant, nous en oublions que nous sommes au cœur du canton genevois, des animaux jamais vus auparavant, comme des kangourous et wallabies se déplacent autour de nous avec nonchalance.

Ces deux petits kangourous semblent apprécier les épinards!

Tobias et Christina nous amènent vers les boxes des Chameaux, qui semblent bien occupés à prendre leur petit déjeuner. Je dois admettre que malgré mon statut de cavalière, qui m'a habitué à côtoyer des animaux de stature imposante, je suis très impressionnée par leur taille. Mon appréhension est très vite calmée par le caractère pacifique de ces animaux.

Christina et les chameaux semblent s'apaiser mutuellement et se comprendre.

Tobias nous explique que certains animaux du parc, comme les chameaux, sont utilisés pour un programme d’intervention assistée par l’animal (IAA). L’objectif de cette méthode est d’utiliser « le contact avec l’animal à des fins thérapeutiques, éducatives et/ou pédagogiques » (BioParc, 2020). Les équipes du parc se sont formées et ont acquis les compétences nécessaires pour mener de telles thérapies, encadrées par des expertises médicales de docteurs à la renommée internationale, tels que le docteur Karin Hediger. Comme le remarque Irène Parera, psychologue formée en IAA, experte dans l’intégration de personnes en situation de handicap et possédant des troubles du spectre autistique, le contact entre les animaux et ces personnes produisent des résultats très encourageants. Pour l’un de ses patient, Irène explique que « la richesse des projections, au niveau socio-affectif, qui ont émergé au contact des animaux lui ont permis de répondre progressivement à ses besoins d’autorégulation émotionnelle, d’expression plus assertive ainsi que l’établissement de liens sociaux avec une confiance accrue en elle-même et envers les autres ».

Le docteur Jorge Martins, pédopsychiatre et membre du comité de l’Association des Amis du Parc Challandes a mené une étude in situ sur 16 enfants âgés de 6 à 13 ans, présentant des troubles neuro-développementaux et de l’apprentissage. Après une année d’IAA, sont ressortis les résultats suivants sur les enfants : amélioration de la confiance en eux et de leur amour propre, de leur capacité d’attirer l’attention, de leur motricité et activité physique, du respect des autres, du sens des responsabilités (via le nettoyage et le soin apporté aux animaux du centre), leur confiance envers les animaux, les thérapeutes et l’équipe pédagogique / éducative. Selon le docteur Martins « Cette collaboration a permis un développement psychoaffectif des enfants neuroatypiques mais aussi l’acquisition de connaissances dans le domaine de l’écologie. ».

Rappelons d’ailleurs que le centre est très actif en matière de sensibilisation du public, et accueille de nombreuses classes, afin d’éveiller les esprits des enfants en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité, dès leur plus jeune âge.

Naturellement, il est bien normal de s’interroger sur le bien-être des animaux lors de ces séances d’IAA, comment le vivent-ils ? Le Dr Tobias Blaha nous répond avec assurance « Nul doute que ces activités ont également des effets positifs sur les animaux du Bioparc […] Beaucoup se pressent même à l’entrée de leur enclos lorsqu’ils aperçoivent le trio « enfant/thérapeute/soigneur animalier » s’approcher. » Selon notre jeune directeur, cette méthode « présente une façon originale et novatrice de (re)connecter l’homme aux espèces animales, qu’elles soient domestiques ou exotiques. »

Le Bioparc est d’ailleurs la seule institution zoologique du monde à proposer des activités IAA avec nos petits lémuriens de tout à l’heure !

La démonstration de dressage du cochon Kune Kune

Quelle est donc la définition de se donner corps et âme ? Tobias l’a bien comprise, puisqu’après avoir donné de sa personne tout au long de cette visite, il est prêt à nous faire une démonstration d’endurance physique ! Accompagné de son cochon Kune Kune qu’il fait sortir de son enclos en totale liberté, il nous montre à quel point ces animaux sont intelligents. A l'instar d'un chien, ce dernier comprend tous les ordres de son « dresseur »: "assis", "demi-tour," et "hop" qui signifie « cours ! » et les voila partis dans une course effrénée tout autour du champ, sous les regards ébahis des enfants qui étaient assis là pour pique-niquer abandonnant leurs sandwichs pour profiter du spectacle.

Un petit peu de sport ne fait de mal à personne, même si notre petit cochon semble en avoir plus besoin que le Docteur Blaha...que ne ferait-il pas pour une friandise...?

En 2015, le Dr Lori Marino et ses collègues publiaient une étude intitulée Thinking Pigs: A Comparative Review of Cognition, Emotion, and Personality in Sus domesticus, synthétisant les recherches sur les capacités émotionnelles et cognitives des cochons. En voici les principaux résultats :

En ce qui concerne la cognition, l'émotion et le comportement de ces animaux, l’étude suggère que les porcs possèdent des traits éthologiques complexes similaires, mais non identiques, aux chiens et chimpanzés, animaux fortement connus et reconnus pour leur grande intelligence. Ainsi les cochons peuvent manier un langage symbolique, possèdent la capacité non seulement d'anticiper un événement, mais aussi de se préparer ou de planifier un événement de manière comportementale, disposent de capacités de compréhension numérique, en particulier dans une situation de recherche de nourriture, apprécient le jeu (comme démontré par Tobias) et l'exploration, ils se reconnaissent entre eux et comprennent les humains et leurs indications (à nouveau nous en avons fait l’expérience suite à cette démonstration), présente une empathie cognitive.

Cette étude nous laisse penseurs quant aux actions maltraitantes que l’humain effectue à l’encontre de ces animaux, bien souvent décriés par rapport à leur apparence physique. Ce spécisme (discrimination quant à l’espèce) n'est, à notre sens, plus tolérable…

Un parc pas tout à fait comme les autres

La visite du Bioparc touche à sa fin, et alors que nos yeux emplis d’étoiles et notre cœur regonflé à bloc, nous quittons les enclos et volières pour échanger un chaleureux café tous ensemble. De la visite, nous retiendrons beaucoup de choses, la principale étant qu'il s'agit d'un projet réellement prometteur et très innovant sous tous les angles. Le Bioparc n’a rien d’un zoo ordinaire, chez Louve Papillon nous nous serions immédiatement opposés à soutenir une telle installation, alors que nous faisons des dons très réguliers à des associations luttant contre détention d’animaux sauvages. Or, les animaux vivants au Bioparc sont, nous le rappelons, des animaux issus de saisies pour maltraitance, blessés ou handicapés.

Les animaux sauvages exotiques comme les chameaux (par exemple) ont passé une vie misérable dans un camion de cirque, n’ayant pour seule« liberté » la scène du spectacle. Ils ne pourront évidemment jamais être relâchés. Pour subvenir à leurs besoins et leur offrir la meilleure vie possible, l’équipe de spécialistes du Bioparc a mis à leur disposition un environnement adéquat : de la compagnie (ils sont trois individus et accompagnés de chèvres), des boxes confortables abrités avec de la paille ou ils peuvent s’allonger, un enclos ou ils peuvent marcher (en plus de leur promenade en longe journalière), des soins quotidiens (brossage, caresses…) et du contact avec les enfants. Il en est de même pour tous les animaux exotiques du parc, nous vous invitons vivement à le visiter pour découvrir leurs histoires, soigneusement contée par des écriteaux placardés sur leurs enclos. La présence de ces animaux exotiques a toutefois de nombreux intérêts :

Une jolie scène témoignant d'une bienveillance réciproque entre ce chameau et les enfants ébahis mais courageux.

La sensibilisation du grand public

Même si leur destin est désormais scellé, ces animaux peuvent, sans le savoir, impacter celui de leurs congénères vivants encore à l’état naturel. La communication active menée par le Bioparc auprès du public, par l’accueil de visiteurs, de classes, ou de familles, contribue fortement à la sensibilisation de ces derniers et à l'éveil des mentalités. Un réel changement de nos modes de vie et de consommation peut ainsi modifier de manière durable le sort de la biodiversité à l’étranger. Comme vu précédemment, nous sommes désormais avertis que nos choix et décisions quotidiens peuvent avoir des répercutions terriblement dommageables à l’autre bout de la planète sur les écosystèmes abritant les espèces observables au Bioparc, et tant d’autres...

Post instagram du @bioparcgeneve du 9 octobre 2020: Des enfants du Panda club du WWF Genève sont venus découvrir le Bioparc : au programme une visite guidée sur la biologie de nos animaux et un atelier sur les abeilles sauvages avec l’association @urbanwildbee ... Mais aussi de jolis moments d’échanges

Les programmes de reproduction et de réintroduction

La présence des animaux exotiques au Bioparc représente une fabuleuse aubaine pour conserver certaines espèces en danger critique d’extinction. Le parc  contribue activement à des programmes de réintroduction d’espèces en danger, afin d’assurer un avenir pérenne à l’état sauvage à ces espèces.

Un pôle de recherche scientifique

Le Bioparc dispose d’un pôle de recherche scientifique et accueille de nombreux étudiants (masters, doctorants…) réalisant des thèses de fin d’étude sur les espèces présentes au parc. La recherche scientifique est un levier d’action nécessaire afin d’appréhender au mieux les comportements des espèces menacées et, ainsi, être plus efficients sur leur conservation in situ.

Post instagram du @bioparcgeneve du 10 mars 2021 : Les crocodiles sacrés du Bioparc sont étudiés sous toutes les coutures par notre étudiante Nelly dans le cadre de son master en recherche et conservation. Le calme est donc de mise pour ces animaux qui évoluent et grandissent à l’abri des regards.

La présence des animaux indigènes sauvages (renards, sangliers, hérissons…) et domestiques (chèvres, oies, cochons…) diffère légèrement de celle des animaux exogènes. Le centre de soins du Bioparc prend en charge les animaux blessés ou égarés (comme les bébés ou nouveaux nés) les soigne, et les relâche dans leur environnement naturel (si leur état mental et physique le permet). Les animaux indigènes sauvages trouvant refuge au parc sont malheureusement handicapés à vie, ou trop proches des humains pour être livrés à eux-mêmes. A l’instar des animaux exotiques, leur présence est un atout majeur à des fins de sensibilisation du public. Le hérisson, par exemple, est très souvent qualifié d'"ambassadeur de la biodiversité" par Christina, qui ne cesse de le rappeler dans les nombreux articles de journaux et émissions de télévision qui donnent la parole à notre chère « Madame hérissons ». En effet, cette boule de piquants est, ce qu’on qualifie en écologie : une espèce « parapluie ». Il s’agit d’une espèce occupant une niche écologique bien particulière, demandant des conditions biotiques et abiotiques exigeantes, propres à un très grand nombre d’autres espèces. L’observation d’une espèce parapluie nous renseigne donc très directement sur la qualité d’un écosystème, ce dont le petit hérisson témoigne dans nos jardins, à plus forte raison en zone urbaine et péri-urbaine ou la nature est malmenée et progressivement grignotée.  

Pour finir, les animaux indigènes domestiques sont, comme nous l’avons déjà expliqué, d'une aide formidable dans le programme d’intervention assistée par l’humain (IAA). Comme le dit si bien Temple Grandin (femme autiste, zoologue, éthologue et professeur universitaire) « Les animaux nous rendent humains ». Certains d'entre eux viennent également de cirques, comme le célèbre cirque Knie, et coulent désormais des jours paisibles. 

Le Bioparc est donc une institution zoologique reconnue d’utilité publique, menant à bien des projets locaux et internationaux en faveur de l’environnement et de la biodiversité, forgée par une équipe compétente pluridisciplinaire et volontaire de jeunes spécialistes en médecine vétérinaire, bien-être animal, conservation, et écologie. Le Bioparc, c’est également une fondation reconnue à l’international et labélisée par L’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) pour son pôle de recherche scientifique et ses programmes de réintroduction des espèces menacées. Pour finir, le Bioparc c’est l’assurance de la pérennisation de ce lien fort liant l’Homme et la Nature, par la sensibilisation et une communication active du grand public, et des interventions assistées par l’animal, encadrées par des docteur et psychothérapeutes.

Le choc entre le Bioparc, ambassadeur de l’environnement, et le monde politique, ambassadeur de l’économie

Le manque de soutien de la sphère politique

Malgré la pluralité d’actions déjà menées au Bioparc, ce dernier manque cruellement de moyens financiers pour aboutir LE projet ambitieux et innovant qu’il s’est fixé. En effet, le parc a besoin de beaucoup plus de place pour ses protégés, malgré tous les efforts mis en place par l’équipe, pour qu’ils disposent de conditions de vie adéquates (notamment en reproduisant fidèlement leur environnement naturel dans les enclos). Encore trop peu soutenu par le canton genevois, le parc entrevoie la possibilité de déménager ses installations vers des terrains plus vastes, si les négociations avec les autorités cantonales se soldaient par un échec. Encore aujourd’hui, alors que la perte de biodiversité constitue LA limite planétaire la plus dépassée (sur les 10 proposées par le célèbre modèle de Johan Rockström), beaucoup trop peu d’actions sont malheureusement mises en place au niveau politique. Il est désolant de constater que, sur une planète constituée de ressources finies, les préoccupations économiques priment sur les préoccupations environnementales.

"Les limites planétaires sont un concept impliquant des processus du système terrestre qui contiennent des limites environnementales, proposé en 2009 par un groupe de scientifiques du système terrestre et de l’environnement dirigé par Johan Rockström du Stockholm Resilience Center et Will Steffen de l’Australian National University. [...] Le cadre repose sur des preuves scientifiques que les actions humaines depuis la révolution industrielle sont devenues le principal moteur du changement environnemental global. Selon le paradigme, “transgresser une ou plusieurs limites planétaires peut être délétère voire catastrophique en raison du risque de franchissement de seuils qui déclencheront des changements environnementaux brusques et non linéaires dans les systèmes d’échelle continentale à l’échelle planétaire”. Les limites du processus du système terrestre marquent la zone de sécurité de la planète dans la mesure où elles ne sont pas croisées. À partir de 2009, deux frontières ont déjà été franchies, tandis que d’autres sont imminentes."  (Hisour, 2021). 

Economie et environnement pourraient-elles mieux cohabiter?

Le concept de développement durable fut source de nombreuses interprétations durant ces dernières décennies. Jusqu’à la conférence de Rio en 1992, il s’articulait autour de deux pôles interconnectés : Environnement et développement. Ce concept fut malheureusement sournoisement scindé en trois pôles, laissant émerger un nouveau paradigme : La sphère du développement se sépare en deux, laissant apparaitre les sphères sociale et, sans surprise, la sphère économique. L’entrée du pôle économique comme l’un des trois piliers du développement durable représente un réel pas en arrière pour les défenseurs de l’environnement.

Morcellement du concept de développement durable. Source : Sebastien & Brodhag, 2004.

Ce nouveau paradigme argumenterait donc que l’économie, la société et l'environnement seraient ainsi des entités indépendantes existant par elles-mêmes et n'ayant de vagues relations avec les deux autres que par une faible surface d'intersection, jouissant d'une autonomie totale sur leur majeure surface. Ce qui permet à la sphère économique de dominer totalement des deux autres sphères. Et c'est bien la prétention de l'Économie actuelle.

Chez Louve Papillon, nous nous positionnerions plus dans une logique de « durabilité forte » comme l’écocentrisme (éthique écocentrique) qui place l’environnement dans une sphère incluant toutes les autres. La relation naturelle entre ces trois sphères est évidemment l’inclusion et pas l’intersection, puisque la société humaine vie par essence dans la biosphère, et que l’économique n’est qu’une création humaine. « Un système qui ne peut être durable s’il menace son support écologique » (Passet, 1979)

L’approche écocentrée du développement durable. Source : Sebastien & Brodhag, 2004.

Les projets à venir entre Louve Papillon et le Bioparc

De notre enrichissante conversation avec les membres de l’équipe, sont ressortis beaucoup d’idées, sur le rôle que Louve Papillon pourrait jouer pour soutenir le Bioparc.

Plus de communication

Les grands changements émanent toujours de la communication et de l’information. L’entreprise Louve Papillon s’engage donc, notamment via des articles comme celui-ci, mais également via les réseaux sociaux, les Newsletters, ou lors de nos formations et ateliers, à communiquer davantage sur les combats menés par le Bioparc, que nous partageons.

Plus de soutien financier

L’organisation de levées de fonds régulières (via des événements bénévoles notamment) sera un des leviers d’action principaux pour récolter des fonds indispensables au bon fonctionnement du parc, au bienêtre des animaux qui y vivent, et des bénévoles qui y travaillent.

De plus, Louve Papillon souhaite dédier plusieurs produits de ses nouvelles collections à venir au parc, afin de lui en reverser un pourcentage sur les bénéfices des ventes.

Magali, notre directrice, a également proposé la gestion d’une partie de la boutique en ligne du Bioparc, afin de l’aider à générer des fonds par la multiplication de leurs ventes (T-shirt, textiles, photographies, cartes etc…). Les aspects marketing (exposition des produits sur notre site, mise en valeur de ces derniers, publicité etc…) et logistique (stockage, expéditions etc…) seraient ainsi gérés, à bien plaire, par notre entreprise. Nous rappelons que nous effectuons déjà ce service pour une autre association de protection animale via notre onglet Vente cause animale. La notoriété grandissante de notre société (qui voit le nombre des visites sur notre site internet augmenter de mois en mois) pourrait ainsi apporter plus de visibilité au parc.

Inspirer d’autres entreprises

Nous sommes très fiers d’être l'entreprise pionnière partenaire du Bioparc Genève, mais sommes conscients que notre seule aide n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Nous avons toutefois la chance de soutenir un réseau de plusieurs centaines de petites PME, toutes très engagées d’un point de vue éthique environnementale et animale. Nous souhaiterions donc que notre communication fédère d’autres entreprises autour d’une cause commune, afin que ces dernières se rallient à nous en soutien au Bioparc. Nous pensons très fortement qu'un nombre grandissant de sociétés sont soucieuses de leur impact environnemental et de leur image, et qu’un projet de l’ampleur du Bioparc leur parlera très certainement. 

Ce que vous pouvez faire

Si vous êtes un particulier et que le projet Bioparc vous a parlé, voici un ensemble d’actions à mener pour leur venir en aide :

-          Dons financiers ( CCP: 12-5328-7, IBAN: CH3109000000120053287)

-          Visiter le parc et se sensibiliser (vous, vos proches, et vos enfants) à l’environnement et la biodiversité

-          Devenir membre de l’Association des amis du parc Challandes

-          Réserver un atelier, une visite guidée, ou fêter l’anniversaire de votre enfant

-          Parrainez un animal, ce qui vous donne le droit à une visite VIP avec votre protégé

-          Visiter la boutique en ligne dont les fonds sont reversés au Bioparc

-          Communiquer autour de vous

-          Changer, par de petits gestes quotidiens, votre mode de vie

Références

Colvin, L. M. (2015). Thinking Pigs: A Comparative Review of Cognition, Emotion, and. The Humane Society Institute for Science and Policy.

Covid 19- le parc Challandes fait face à l'épidémie. (2020, mars 31). Récupéré sur Léman bleu TV: http://www.lemanbleu.ch/fr/News/COVID-19-le-parc-Challandes-fait-face-a-l-epidemie.html

Foglia-Winiger, D. (2021). Parcs animaliers touchés par la pandémie du Covid-19. Récupéré sur Lactudegenève: https://lactudegeneve.ch/bioparc-challandes/

Genève : le perroquet de Rio est arrivé au Bioparc. (2020, novembre 23). Récupéré sur Le Dauphiné: https://www.ledauphine.com/insolite/2020/11/23/geneve-le-perroquet-de-rio-est-arrive-au-bioparc

Giret, N. (2008). Communication référentielle chez le perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus). Paris: Thèse de doctorat en Neurosciences.

Greenpeace. (2021, mars 3). RÉVÉLATION : L’ÉLEVAGE BOVIN DÉTRUIT LE PANTANAL BRÉSILIEN. Récupéré sur Greenpeace: https://www.greenpeace.ch/fr/story-fr/64755/elevage-bovin-detruit-pantanal/

KARCH. (s.d.). Cistude d'Europe. Récupéré sur ​Centre Suisse de Coordination pour la Protection des Amphibiens et Reptiles de Suisse: http://www.karch.ch/karch/home/reptilien/reptilienarten-der-schweiz/europaische-sumpfschildkrote.html

Léa Sébastien et Christian Brodhag, « A la recherche de la dimension sociale du développement durable », Développement durable et territoires [En ligne], Dossier 3 | 2004, mis en ligne le 01 mars 2004, consulté le 06 mai 2021. URL : http://journals.openedition.org/developpementdurable/1133 ; DOI : https://doi.org/10.4000/developpementdurable.1133

LIMITES PLANÉTAIRES. (s.d.). Récupéré sur HISOUR: https://www.hisour.com/fr/planetary-boundaries-39346/

Mattie Sue Athan, D. D. (2000). The African Grey Parrot Handbook.

Monitoring du raton laveur. (2000). Récupéré sur KORA: écologie des carnivores et gestion de la faune sauvagr: https://www.kora.ch/index.php?id=274&L=2

Suisse, W. (2021). MADAGASCAR POUR SEULE PATRIE. Récupéré sur WWF: https://www.wwf.ch/fr/especes/lemuriens-uniques-et-flexibles

Une nouvelle espèce de mammifère pour la Grande Cariçaie. (2020, mars 5). Récupéré sur Association de la Grande Cariçaie : https://grande-caricaie.ch/fr/une-nouvelle-espece-de-mammifere-pour-la-grande-caricaie/

 

Auteur: Hélène PRINDEZIS, diplômée d'un master Universitaire en Sciences environnementales, spécialiste en biodiversité. Assistante de direction secteur commercial chez Louve Papillon Swiss Sarl 

Les Montets, le 7 mai 2021


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